La solitude, un besoin marginal?
...Mais la solitude est aussi source inépuisable d'inspirations et de créations car reclu avec nous-même, ne nous reste plus que le choix de survivre et de crier au monde que l'on existe.
L'homme est un animal social et on ne peut trancher ce lien qui fait de nous des êtres humains et surtout des êtres vivants
Que ce soit par la voix, la plume, le pinceau, un instrument,...
Nous conversons avec nous même et ainsi donc s'éclore notre être, une sorte d'éclairage abrupte sur des émotions même lugubres!
La mienne, ma Solitude consciente,
La Mienne est en grande partie choisie...
La solitude est le noir boulet que doit souvent trainer le bagnard que je suis,
Accroché à la vie par la chaine qui pend à des cieux prometteurs,
Je suis lié à l'Eternité par ce pacte et traine mon fardeau la tête pendue aux nuages!
Alors que le couperet de mots fourbes ne tranche mes prises de décisions,
Car les bourreaux se retrouveraient confrontés à un être aussi immense que la solitude et le rêve on pu étirer en sagesse.
Non uniforme par les pressions et les distorsions subies par l'alternance des bourrasques et des pluies qui ont rejaillies de mes yeux embués.
Je resterai malgré tout, fruit de la Terre et fils du genre humain.
Je tendrai malgré tout vers l'harmonie avec moi-même
Je sèmerai envers et contre tous ces graines de compassion que mes larmes auront fait germer pour faire murir l'amour qui nous régie tous
Ma lourde peine ne sera pas veine ; si entrecoupés par les sanctions de mes écrits, des torts soient entremêlés de la sève vitale de mes non-dits.
J'avais écrit ce morceau de texte d'une traite, mais ne pensant alors qu'à ma petite condition.
Un rêve utopiste décrit avec une utilisation quasi-obscessionnel du "je".
Pensée égoïste masquée? Peut-être...
A vrai dire cet acte involontaire n'était que l'expression d'un homme fatigué qui laissait sa porte ouverte à toutes les fenêtres de son humaniste individualisme... lol
C'est après une brêve lecture avant publication que l'image de mon grand-père a pris une place immense dans mon esprit.
J'avais décrit sans le vouloir un portrait qui pouvait tout-à-fait correspondre à cet homme.
Sage, très tétu quand il s'agit de bien faire pour sa famille, son regard tendre et ses actes pesés, son incapacité à exprimer oralement un sentiment léger mais son attitude parlant pour lui.
Mon grand-père était un homme très solitaire, très pieux qui ne se plaignait pratiquement jamais.
Sa sagesse était flagrante, un vrai philosophe qui parlait très peu mais qui pouvait influencait les gens par un simple sourire.
Ce dernier était beaucoup aimé ou détesté mais rarement personne qu'il croisait restait de marbre face à son charisme.
Pourtant paysan,petit et maigre passant le plus clair de son temps avec son troupeau de mouton, il incarnait un modèle dont je n'ai pris conscience qu'aujourd'hui.
J'en veux pour preuve, ce que j'ai dit précédemment un jour de février.
Je n'ai jamais pris pour idôle un quelconque individu, certaines personnes que je respectais m'ont permis de devenir meilleur ; mon grand-père paternel fait partie de cette élite.
Je jette une pierre dans un océan tourmenté de pensées contradictoires et détractrices
Peace